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C'EST CARRÉ !

"L'installation s'inscrit dans l'idée de cadrer et délimiter pour mieux donner à voir le cadrage comme une nouvelle fenêtre sur le paysage, un nouveau point de vue. Elle crée une dynamique et invite à se déplacer sur le lieu, autour et à travers du cadre."

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Imane El Badaoui

Le lieu d’intervention se situe près du franchissement de la Meurthe, liant la ville de Nancy à celle de Tomblaine et sous la passerelle haubanée de Tomblaine, d’un dimensionnement de 250 m et surplombant le plan d’eau de la Méchelle. Entre le beau paysage naturel, et l’œuvre élancée en métal et en béton armé, une structure légère, mais représentant un fort contraste avec la nature. Ce lieu délaissé, où l’on ne s’arrête pas, ou peu, regroupe des éléments contrastés et riches : de la faune, de la flore, des fragments d’urbanités et des belles vues privilégiées sur le paysage nancéien, environnant et lointain. Pour rejoindre l’île, et donc le site d’intervention, des escaliers de forme organique et de 2 m de large, s'enfoncent dans une nature vierge, et une rupture brutale a lieu entre la dernière marche de l’escalier en béton et la terre engazonnée. Une liaison ? Ou une rupture ?

L’installation se positionne à fleur de la limite découpant le paysage, et marquer le franchissement de l’urbain au naturel. Elle reprend le dimensionnement d’une porte plutôt large. Le cadre en bois est un carré de 2 m de côté, 4 m2 pour relier ces deux éléments contrastés et marquer le franchissement entre les deux paysages de natures divergentes et contrastées. L’installation crée également de nouveaux cadrages du paysage et donne à voir de nouvelles vues. Elle s’inscrit dans l’idée de cadrer et délimiter pour mieux donner à voir, le cadrage comme une nouvelle fenêtre sur le paysage; un nouveau point de vue. En écho avec des thèmes importants de l’architecture : la fenêtre et le cadrage. L’installation crée une dynamique et invite à se déplacer sur le lieu, autour du cadre et à le franchir. On s’approprie le paysage et on choisit le positif et le négatif du cadrage. Le paysage est finalement subjectif et propre à chacun.

Cet emplacement de l’installation, sur la dernière marche de l’escalier, met en valeur deux éléments : naturel et urbain. Le premier cadrage naturel sur l’île, l’étendue d’eau de la Meurthe, un horizon lointain, et le paysage urbain de la ville de Nancy, et un deuxième paysage proche, urbanisé et hors échelle de l’île : la passerelle piétonne.

L’installation interagit avec son lieu et les différentes composantes du paysage, elle se lie également à la dimension temporelle, et est influencée par celle-ci. Les images capturées à un instant t, témoignent d’un paysage à un moment donné, très versatile et unique. Les passants s'arrêtent un petit moment et observent. Le lieu et l’installation les interpellent, ils prennent un instant et capturent le paysage avec leurs yeux.

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