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MICRO-LIEUX

"Chaque micro-lieu questionne l'impact omniprésent et grandissant de l'homme sur son environnement."

Arthur Fourcy

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Le lieu choisi fait partie des nombreux espaces délaissés dans le quartier Rives de Meurthe, qui a vu ses paysages transformés depuis plusieurs années. Il s’agit d’un passage très peu emprunté, de 18 m de long sur 1 m de large, qui se déploie le long du pignon d’une maison individuelle. D’un côté, ce chemin débouche sur la rue du Progrès, et de l’autre, sur un parking sauvage.

L’identité de ce lieu témoigne des conséquences de l’activité humaine sur l’environnement. Les recoins de ce passage dit “ignoré” sont, par essence, résiduels et semblent correspondre à des espaces endommagés et délaissés par l’Homme.

Les caractéristiques naturelles de certains fragments du lieu peuvent nous faire penser à des paysages naturels comme des forêts, des espaces rocheux, des falaises, des routes, etc.

Les installations miniatures ont pour objectif de questionner le dimensionnement à une très petite échelle. Individuellement, la place de l’Homme dans son environnement peut paraître insignifiante. Néanmoins, les actes individualistes conjugués ensemble ont un impact important sur l’environnement. Chaque micro-lieu questionne donc l’impact omniprésent et grandissant de l’Homme sur son environnement.

L’installation constitue un parcours le long duquel le spectateur découvre les micro-lieux. Le franchissement est abordé de manière littérale grâce à ce déplacement dans l’espace et grâce au jeu de dénivelés et de reliefs.

L’installation s’organise autour de quatre micro-lieux. Ces derniers sont choisis pour refléter une problématique environnementale forte. L’objectif est d’utiliser les caractéristiques naturelles du site, afin d’illustrer des paysages grandeur nature. Le premier micro-lieu traite du réchauffement climatique et de l’artificialisation des milieux naturels à travers des miniatures de skieurs. Ces derniers glissent sur une pente faite de neige artificielle qui est en train de fondre sous l’impact du changement climatique (HOT).

Ensuite, la deuxième scène dénonce le phénomène de déforestation, illustré par des miniatures d’ouvriers qui s’attellent à détruire (DESTROY) un milieu naturel pour artificialiser le sol. Le troisième micro-lieu est organisé autour d’une plante qui tente de s’épanouir au milieu du béton. De par sa rareté (THE LAST ONE), cette plante fait l’objet d’une attraction touristique. Le but ici est de dénoncer la pollution, le tourisme de masse, et l’urbanisation. Enfin, la dernière scène, qui conclut le parcours, permet de véhiculer un message d’alerte « DANGER » sur la situation environnementale. Malgré cette indication, plusieurs miniatures tentent de franchir cet interdit, voire de l’ignorer, au même titre que la plupart d’entre nous.